8 mai : Devoir de mémoire, combats d’avenir !

Le 8 mai 1945 marque la capitulation de l’Allemagne nazie et la victoire des forces alliées.

 

Aujourd’hui, comme à la veille de la deuxième guerre mondiale, l’extrême droite progresse, la justice sociale, la démocratie et les droits régressent en France et dans le monde depuis plusieurs années, dans une certaine indifférence générale, comme si l’on voulait choisir, le plus longtemps possible, une insouciance rassurante.

 

Le 8 mai, tentons de tirer les leçons de l’histoire, pour, aujourd’hui, garder les yeux grand ouverts, les oreilles en alerte, attentif.ves à défendre nos valeurs fermement ancrées, malgré le contexte de crise.

 

Ainsi, le 8 mai, nous saluons aussi la mémoire des résistantes et des résistants, qui, très tôt, se sont érigés contre l’indifférence, l’injustice, et le fascisme. Poitiers Collectif, intrinsèquement, s’inscrit aujourd’hui dans cette lutte contre toute forme de discrimination, contre toute forme d’injustice, contre la remise en question d’un futur heureux pour toutes et tous. Poitiers Collectif s’engage, dans des valeurs et dans l’action, pour y opposer des alternatives porteuses d’espoir.

Le 8 mai, nous rendons hommage à celles et ceux qui sont allés jusqu’à donner leur vie pour nous rendre la liberté en chassant le nazisme et le fascisme de notre pays, et à celles et ceux qui ont su faire naître du chaos des jours heureux, pour toutes et tous.

 

Le lendemain du 8 mai 1945 a vu le Conseil National de la Résistance demander “l’instauration d’une véritable démocratie économique et sociale, impliquant l’éviction des grandes féodalités économiques et financières de la direction de l’économie”, ou encore “la possibilité effective pour tous les enfants français de bénéficier de l’instruction et d’accéder à la culture la plus développée, quelle que soit la situation de fortune de leurs parents”.

 

A l’heure où des politiques de tous bords se réclament de l’héritage du Conseil National de la Résistance et des “jours heureux”, nous affirmons qu’il ne suffit pas de s’en réclamer pour en être les héritiers.

 

Le “jour d’après”, 75 ans plus tard, doit toujours être porteur d’espoir, et faire émerger un monde plus solidaire, plus démocratique, et, avec une acuité particulière aujourd’hui, plus écologique.